FOOTPRO : Le logo de la Juventus est malmenéTemps de lecture : 2 min.

Intronisé en Janvier 2017 puis adopté en Juin de la même année, le nouveau logo de la Juve a été pensé pour être un emblème marketing puissant, pour ensuite devenir un emblème iconique dans le monde du sport, à la façon de celui des New York Yankees. Mais de par sa relative sobriété -voire simplicité-, son application sur bon nombre de visuels n’est pas du tout optimisée… comme ici sur un visuel officiel estampillé Ligue des Champions.

Tous les clubs ont leur logo correctement appliqué, sauf celui de la Juve, « pastillé » afin de renforcer sa visibilité.

Le logo de la Juventus a été conçu pour être et rester monochrome (noir applicable sur fond clair ou blanc applicable sur fond noir). On devine que le logo « de base » enregistré dans la base de données des institutions est le modèle noir, mais ce choix de couleur unique pose problème avec les compétitions officielles dont la charte graphique comporte des couleurs sombres, comme c’est le cas du bleu nuit très caractéristique de la Ligue des Champions.

C’est aussi le cas de la Serie A, le championnat domestique de la Juve, qui aborde un bleu foncé, mais la Lega a fait l’effort d’intégrer le logo blanc pour ne pas faire du ton sur ton. Une peine que tout le monde n’a visiblement pas envie de prendre.

Résultat, le logo n’est pas toujours mis en valeur. Sa sobriété caractéristique se retrouve amochée par une « pastille » sous le logo noir ou blanc pour renforcer sa visibilité. L’idée même de la conception du logo perd ainsi tout son sens et on se retrouve avec un résultat loin d’être professionnel qui ne prend aucun critère de conception en compte. Il suffirait pour l’UEFA d’opter pour le logo blanc, mais on imagine mal l’institution faire du cas-par-cas pour le logo de la Juve selon le média sur lequel il est appliqué. Ainsi, le logo fait tâche et se retrouve grossièrement retouché parce que pas assez visible selon la couleur de fond, un problème dont ne souffre quasi aucun autre club. Assez ironique pour un logo pensé pour être « visible » partout et se distinguer par sa sobriété unique.

L’option d’une « bordure » dénature également le logo qui n’a pas été conçu pour ça.

La Juve a opté pour le brand extension et une sobriété radicale sans fioritures… mais ce choix de design pose un problème selon le média sur lequel on l’applique. Or, le propre d’un bon logo de club de football est de pouvoir être applicable et reconnaissable, peu importe le support sur lequel il est appliqué.

Simple question d’adaptation, ou véritable problème de fond ?