Avant, c’était difficile de faire le buzz. Maintenant, le vrai défi est de marquer les esprits. A une époque où les contenus de 30 secondes défilent et s’effacent de nos esprits à la vitesse d’un scroll, les contenus longs deviennent clés.
T’as rigolé y’a dix minutes, tu regardais quoi comme TikTok ? Quels contenus as-tu apprécié hier sur Instagram ? T’as regardé quoi de beau la semaine passée sur Youtube ? Ce mois-ci, t’as retenu quoi de ton temps passé sur écran ? Si tu bloques, c’est normal…
On inonde notre cerveau d’images, de punchlines, de formats “efficaces”. Ça défile vite. Ça capte l’attention. Ça provoque parfois une émotion. Puis ça disparaît. Les contenus s’effacent les uns les autres. À la fin de la journée, il ne reste pas grand-chose. À la fin de la semaine, presque rien. Un mois après… le néant ?
Dans une époque où tout le monde communique, plus personne ne marque.
Une alternative ? Le contenu long.
Le contenu court peut vous permettre de faire le buzz. Il capte l’attention. Il peut devenir viral. Mais il sera vite oublié, trop vite effacé par le buzz suivant.
Publication d’avril 2024 où en quelques jours, les buzz Studio Ghibli, Morning Routine, Starter Pack, … s’était succédés. 👇 C’était il y a quelques mois. Qui a vraiment marqué les esprits grâce à ces contenus ?
Le contenu long se diffusera avec plus de difficultés. Mais il marquera les esprits plus durablement. Il crée un souvenir plus fort et peut construire une préférence de marque.
Le court attire l’attention.
Le long crée la mémoire.
Un contenu long :
- ralentit le rythme
- installe une narration
- laisse une place à l’émotion
- crée un avant / un pendant / un après
Il demande un effort. Et c’est précisément cet effort qui le rend mémorable.
Vous n’avez surement pas manqué la pub « du loup » d’Intermarché qui va dépasser le milliard de vues dans le monde. Deux minutes trente, ça passe vite. Mais à l’échelle des réseaux sociaux et du monde de la publicité, c’est long. On peut la considérer comme un contenu long aussi pour son côté immersif, le fait qu’elle suspende l’objectif commercial et que le sujet soit une histoire et pas un produit ou un argument de vente.
Bref, même si le buzz risque d’être éphémère, la qualité du film et sa longueur créent un vrai souvenir, durable. La production de la peluche du loup participera à la longévité du souvenir. Et on peut imaginer qu’Intermarché continue de faire vivre ce personnage dans de nouvelles aventures…
Une publicité plus longue que la moyenne peut donc faire la différence. Un documentaire bien construit peut aussi être un game changer pour votre marque. Une vidéo de cinq minutes (?) envoyée au cours de votre process commercial peut vous permettre d’augmenter votre taux de closing.
Pour conclure, on ne se lance pas dans un combat du court contre le long. Les deux ont leurs objectifs et sont complémentaires. La régularité dans les contenus courts peut aussi vous permettre de marquer les esprits durablement. Mais ne soyez pas bloqués par la dictature du short et posez-vous les bonnes questions !
A LIRE AUSSI : dans l’article Yoroï : l’art des réseaux sociaux au service d’un documentaire, on vous explique comment utiliser les codes des réseaux sociaux pour absorber le public dans un contenu long. En fin d’article, on vous parle aussi du documentaire « Les jours américains » qu’on a produit pour le RFC Liège.


